Silent Service   2 comments

Steel Diver
Une plongée convenable malgré des avaries préoccupantes. 

***

Les submersibles de Nintendo sont un peu l’anomalie du line-up first party de la 3DS. Pas de Mii à l’horizon, Steel Diver n’est pas vraiment consensuel et terriblement old school avec ses niveaux aux allures de shoot’em up et son système de navigation façon simulation light.

Le mode missions est le coeur de Steel Diver. On manoeuvre un sous-marin grâce à un panneau de contrôle occupant l’écran tactile à la manière de Chôsôjû Mecha MGL’impression de piloter un véhicule complexe donne un petit sentiment d’authenticité grisant. Les missions consistent pour la plupart à atteindre une position en bout de carte en évitant les unités ennemies et le relief sous-marin; parfois un boss vient perturber la croisière. La campagne gonfle sa durée de vie en faisant rejouer les niveaux avec les trois sous-marins afin de débloquer les deux dernières missions; même avec ce subterfuge, les sept niveaux ne pèsent pas bien lourd.

Chaque mission se cloture avec un bref passage par une phase périscope, ni plus ni moins qu’un bonus stage visant à gagner des « autocollants » pour nos sous-marins. En plus de l’aspect cosmétique, chaque type d’autocollant offre un bonus (plus de résistance face aux torpilles, gain de vitesse, etc). Il faut en obtenir un certain nombre du même type pour activer le bonus. Cette collecte est assez motivante et comble un peu les lacunes d’une campagne bien courte.

Photobucket

Les 2 autres modes de Steel Diver sont hélas beaucoup plus anecdotiques. Le mode périscope (similaire aux bonus stages de la campagne) se résume à du scoring. Le mode Steel Commander est un genre de bataille navale. Pas très excitant et longuet – pas moyen de passer les animations. Pourquoi ne pas avoir proposé de la stratégie plus standard (à la Advance Wars ou Daisenryaku) plutôt que quelque chose de raté ? Peut-être aurait-il fallu utiliser le temps consacré à Steel Commander pour muscler d’avantage le mode missions, la véritable âme de Steel Diver.

A l’image de l’atmosphère graphique convaincante, l’ambiance sonore est réussie (sonar, alarme, collisions, etc). Steel Diver se contente d’une trame de fond décorative (19XX, un état voyou fait des siennes) qui ancre encore d’avantage le jeu dans cette tradition 8/16 bit. Le gameplay est soigné mais Steel Diver nous laisse définitivement sur notre faim.

 

Steel Diver
Vitei & Nintendo
$39.99

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Publié avril 8, 2011 par Martin dans Profession critique

2 réponses à “Silent Service

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  1. C’est tout de même assez incroyable, et finalement assez triste, qu’un jeu en développement pendant presque sept ans, soit commercialisé dans la précipitation…

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